Une partie de la connaissance et du savoir-faire nécessaire au bon fonctionnement de l’entreprise est dans les murs (qu’ils soient réels ou virtuels aujourd’hui, grâce au travail à distance). Le problème c’est que l’on ne sait pas toujours où !
J’assistais récemment à un séminaire sur la gestion de projet animé par un cabinet partenaire dans une entreprise dont le métier est justement de gérer des projets en SI pour l’industrie pharmaceutique. Il existe bien sûr quelque part en interne des données relative à la manière dont doivent être gérer ces projets. Oui mais où ? et avec quel mode d’emploi ? Et bien, une grande partie des salariés l’ignore ! C’est fort dommage car il faut alors bien souvent réinventer l’eau chaude …
Il existe aujourd’hui des outils simples et conviviaux, comme le Rich Media, qui permettent d’expliquer un processus, et qui peuvent être mis à disposition sur l’intranet ou sur une plateforme d’échanges. C’est dommage de s’en passer. A votre disposition pour en parler.
En 2012, réinventons la formation
2012 est l’année pour réinventer la formation en se plaçant cette fois du côté de l’apprenant en lui redonnant le plaisir d’apprendre grâce à des outils à la fois conviviaux et performants
Retrouvons le plaisir de l’auto-apprentissage
Il est en effet beaucoup plus efficace et motivant d’être acteur de son apprentissage plutôt que de subir une formation. Il nécessaire pour cela de connaître ses préférences d’apprentissage (visuel, auditif, kinesthésique), ses domaines d’intérêt pour se mettre en alerte, de développer son agilité, son sens de l’observation, sa curiosité, sa mémoire, de désapprendre pour apprendre, …et bien d’autres choses encore car apprendre cela s’apprend
Retrouvons le plaisir d’apprendre ensemble
« On apprend toujours seuls mais jamais sans les autres » nous dit Philippe Carré, spécialiste de « l’Apprenance ». Les autres sont indispensables à notre apprentissage. Echanger entre pairs, partager son expérience de manière collaborative, donner pour recevoir, est une des principales sources d’amélioration des compétences, que cet échange se fasse de manière formelle ou informelle.
Renouvelons la boite à outils de l’apprentissage
En 2012, tous les moyens sont là pour apprendre efficacement ET agréablement. Profitons-en !
Mettons de l’art dans la formation pour introduire la dimension émotionnelle et communiquer autrement que par le langage : « We know more than we can tell » dit Michael Polanyi, expert en Tacit Knowledge. Mettons du jeu également, car le fun permet de lever des barrières et le challenge nous motive.
Utilisons aussi les TIC (on ne pourrait pas s’en passer !) mais à bon escient, avec le
Rich Media par exemple qui mêle vidéo et texte, pour préparer une formation, favoriser la phase de transfert dans un contexte professionnel ou capitaliser un savoir-faire.
2012 sera riche en opportunités d’innovation dans l’apprentissage, et je serais ravie de les partager avec vous
L’art est relationnel
On sait depuis bien longtemps qu’il est difficile de résister à l’idée de partager ce que l’on ressent devant une œuvre d’art ; Kant en parlait déjà au XVIIIe siècle. Mais jusque là, ce n’était pas l’objet premier de la création. Une œuvre d’art avait vocation à nous faire réagir en tant qu’individu, à recevoir le message que l’artiste voulait communiquer, libre à nous d’échanger ou pas notre ressenti.
Avec l’art contemporain, les choses changent. Les artistes d’avant garde visent à nous rendre acteur de la création et à créer un collectif autour d’elle. Pour cela, ils sollicitent de plus en plus nos sens, pour perturber notre perception du réel et nous pousser au partage d’expérience qui devient partie prenante de l’œuvre.
C’est ce qui se passe en ce moment au New Museum de New York que l’artiste allemand Carsten Höller a transformé en fête foraine conceptuelle pour proposer une « Experience ». On peut s’immerger dans un caisson d’isolement, chausser des lunettes pour voir le monde à l’envers, et surtout vivre l’expérience d’une descente en toboggan en tire bouchon de 31 mètres de haut qui vous propulse étourdi dans une salle remplie de lumières qui clignotent. Alors là, même le gardien ne peut pas échapper à vos commentaires et vous attendrez patiemment avec les autres « visiteurs » la prochaine personne expulsée pour voir ses réactions et échanger avec elle. Vous pouvez même partager vos photos et impression sur le wiki prévu à cet effet http://experiencewiki-newmuseum.tumblr.com.
De belles expériences seraient à tenter dans l’entreprise en ouvrant la porte à ces créations contemporaines collaboratives qui bouleversent notre perception pour nous ressourcer, développer notre créativité et créer du lien !
Retour d’expériences de Blue Kiwi sur le Community Management – 6/07/11
Quelques idées glanées hier lors d’un retour d’expériences de Blue Kiwi, chez Voirin Consultant, idées qui apportent de l’eau au moulin du Community Management.
Blue Kiwi avoue lui-même que le sujet est trop neuf pour en tirer aujourd’hui une recette figée et qu’il faut commencer par quelque chose puis « construire en marchant » car il est peu probable que cela se passe exactement comme prévu. Il ne faut pas hésiter à se mettre autour de la table pour capitaliser sur les erreurs commises et continuer à avancer.
Ceci étant, il ressort que :
- Le succès d’une communauté est favorisé si l’objet répond vraiment à une attente et remplit un service ; il ne sert à rien de s’acharner sur une communauté qui ne trouve pas sa raison d’être, son sens
- Les rencontres physiques (en présentiel) sont essentielles ! Même un éditeur en témoigne ! C’est là que se construit le succès de la communauté
- Les rôles qui ressortent dans le community management :
. Le sponsor (executive sponsor ) : une personne haut placée dans le management, qui doit croire à la communauté et idéalement y contribuer. Il doit venir exposer sa vision, ses attentes. Cela peut être fait sous-forme de vidéo si on dispose d’un outil.Ceci étant, il existe des cas de communautés spontanées, qui trouvent naturellement leur sens, mais qui ont du mal à trouver leur sponsor
. Le sourceur : une personne assez haut placée dans l’entreprise, qui va se renseigner sur tout ce qui se fait sur le sujet (qui intéresse la communauté) dans l’ensemble de l’entreprise, à l’international le cas échéant, pour rapporter du contenu et alimenter la communauté. Cette personne ne doit pas avoir de qualités d’animation
. L’animateur : fait en sorte « que la mayonnaise prenne »
. Le curator : réalise des abstracts de contenu et peut se charger du knowledge management
. Les éclaireurs (en cas d’installation d’un outil) : petit groupe de membres formés avant les autres et chargés d’apporter du contenu
- Etant donné l’ensemble des qualités que doit maîtriser un CM (community manager), autant chercher le mouton à 5 pattes ! Il existe une alternative : une petite équipe avec à sa tête un CM ; équipe qui échange en présentiel, même en cas d’utilisation d’un outil. Cette solution permet de mixer les compétences requises : animation, apport de contenu, technique (si outil), KM, … et évite la non occupation du poste en cas d’absence du CM (ce qui nuit beaucoup à la dynamique).
On peut également désigner un animateur éphémère, « l’animateur du mois » par exemple, qui aura montré dans les mois qui précèdent une contribution particulièrement active.
Cette petite équipe a tout à gagner à être accompagnée par quelqu’un d’extérieur à la structure / l’entreprise pour être éclairée sur les sujets à mettre en exergue au fil du temps, proposer des évènements, …
En tous cas, le community manager a de « l’or en barre » entre les mains, car une communauté bien animée apporte une formidable valeur ajoutée aux membres et à l’entreprise
- Les membres doivent faire preuve « d’ego-altruisme » c’est-à-dire qu’ils doivent apporter des témoignages qui montrent qu’ils sont sachant et qu’ils peuvent aider les autres.
Idéalement, ils doivent pouvoir échanger sur ce qui ne marche pas ; difficile à réaliser !
On peut distinguer 4 types de membres :
* Tourist : qui pose une fois une question puis disparaît dès qu’il a obtenu sa réponse
* Insider : très impliqué, sait où il faut aller chercher les infos, très contributeur
* Mingler : fait beaucoup de bruit sans véritable contribution
* Devotee : apporte du contenu de qualité mais a du mal à s’exprimer. Candidat à accompagner
- La partie présentation des membres est à soigner, notamment en ce qui concerne les qualités, aptitudes, goûts extra-professionnel. Cela aide à créer du lien. Cette présentation est facilitée lorsqu’il existe un annuaire d’entreprise, à remplir et mettre à jour par les intéressés eux-mêmes.
Une nouvelle expérience de travail chez Microsoft
Le Campus Microsoft d’Issy les Moulineaux a été conçu pour travailler autrement en favorisant la créativité (des salles sont dédiées au brainstorming) et la convivialité des équipes.
Un environnement high tech au service de la performance et du bien être
http://www.microsoft.com/france/microsoft-en-france/microsoft-france/campus.aspx